D'origine Sakalava, d'inspiration guerrière, cette s'exécute pendant toute la cérémonie royale.
La danse consiste en un trépignement d'arrière en avant, d'avant en arrière, de droite à gauche, ou de gauche à droite, le fusil brandi, tantôt pointé vers l'adversaire qui recule, suivant le rythme des deux "Hazolahy", tambour de forme allongé recouvert de peau de vache accroché à un piquet et sur lesquels les tambourinaires tapent sur la face intérieure avec la main sur la face supérieure avec une baguette, et de la trompe dite "Tandroka" faite vraisemblablement avec une corne d'antilope sauvage et importé d'Afrique.
Deux danseurs coiffent le "Sabaka", une sorte de bonnet de feuille de latanier en forme de mitre s'élargissant vers le bout et recouvert l'un de toile rouge portant un croissant et une étoile rouge sur le devant, et l'autre de toile rouge portant un croissant et une étoile blanche. Cette toile retombe comme une voile jusqu'aux épaules. Ils mettent en bandoulière une étoffe assortie à la couleur de leur bonnet et une ceinture d'étoffe contenant par derrière sur les reins une sorte de paquet. Ils ont une pagne de couleur.
Les deux danseurs tiennent à la main droite par la crosse d'un fusil et à la main gauche, à bout de bras entre la pouce et l'index un mouchoir (Tsiahifiky = qu'on ne peut pas écarter) de la même couleur que la coiffure.
Lorsque le danseur est un prince, il est entouré de deux danseurs qui tiennent une baguette (Fihozoko) à la main droite. S'il n'a pas ce titre, il n'a droit qu'à une danseuse portant le mouchoir. Les femmes peuvent accomplir ces danses, en ce cas, elles sont entourées de deux hommes ou d'un seul.
A la fin de la prestation, les danseurs viennent s'agenouiller devant le Mpanjaka en baissant le front et en présentant le fusil étendu à plat sur leurs mains ouvertes. Ils reçoivent une récompense en argent. Il est à noter qu'à Ambatoharanana, c'est plutôt devant le mat du pavillon qu'ils s'inclinent.