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Madagascar, Un Kaléidoscope de cultures
es malagasy se définissent avant tout par rapport à leur milieu. C'est un être social, qui prend le temps d'aller à l'encontre l'autre, de l'écouter, de s'informer sur lui et les siens. Ce dialogue constant, ce partage, les Malagasy l'entretiennent au quotidien mais également à l'occasion de nombreuses fêtes à caractère folklorique ou religieux. Les malagasy se réfèrent constamment au temps d'avant, à l'aînésse, à l'antériorité. Ces repères dictent leur pensée
et la trame sociale. C'est vers les ancêtres divinisés ou « razana » que se portera le culte des malagasy, ceux-ci ayant pouvoir d'intercéder auprès du dieu omnipotent, l'« Andriamanitra » (le Seigneur Parfurmé) ou du dieu créateur l'« Andriananahary » (le Seigneur Créateur). Le culte des ancêtres est une institution politique de la monarchie. Du culte populaire de famille et des petites communautés qu'il était, le culte des ancêtres a été dévoyé, puis littéralement confisqué par la monarchie. Par évolution de la pratique populaire spontanée, on est venu à une pratique étatique organisée, structurée. Les « razana », les « sampy », les « ombivolavita », les « Talasora », y sont à l'honneur. Et par leur vertu d'efficacité (HASINA), ils sont au service de la personne du souverain, au service de la monarchie. Ainsi, l'institution sociale est devenue politique. Et elle s'est donnée une idéologie. La monarchie va exploiter les croyances populaires. La mort n'est qu'une étape dans la vie des Malgaches et il y a une continuité entre la vie et la mort. La monarchie va utiliser cette continuation. A Ambondrombe, il n'y aura rien de nouveau, l'ordre et la hiérarchie n'y sont que prolongement, sinon la transposition pure et simple de l'ordre et de la hiérarchie de la vie terrestre.
Les choses sont absolues et éternelles, immuables. Dans cette légende d'Ambondrombe, nous voyons la mise en place de l'idéologie royale, une justification des inégalités sociales et politiques. UN FOLKLORE ET UN ARTISANAT TRES VIVANTSDu Nord au Sud, de l'Est à l'Ouest, en passant par les Hauts plateaux, Madagascar chante et danse. Pas seulement sur des rythmes modernes, pas forcément sur des variétés au goût du jour international. Les traditions sont bien vivantes, dans toutes les régions du pays, dans toute leur diversité. Nul besoin d'électricité, de scène et d'artistes professionnels pour faire vivre la culture populaire. Les interprètes sont paysans ou pêcheurs, les spectacles sont donnés lorsque la terre se repose, lorsque la mer est trop mauvaise, quand vient la saison des grandes fêtes familiales ou religieuses. Le folklore malagasy est une explosion de joie où chacun se retrouve avec tout le monde. Dans une Grande île tellement imprégnée de la mémoire des ancêtres, les chants et les danses rappellent la profondeur des racines en même qu'ils divertissent la communauté. Leur diversité est à la taille du pays aux dix-huit peuples, même si d'évidents cousinages se révèlent d'une région à l'autre. Au-delà des spécificités régionales, la
féerie des voix et des couleurs est la même chez les "Mpihira
Gasy" du centre, dans les ensembles de l'Est avec leurs femmes habillées
d'une longue robe multicolore et coiffées d'un chapeau de paille, ou
chez les danseurs du Sud mimant le vol des oiseaux. Lire Musiques et Danses de Madagascar. RELANCER LA CULTURE MALAGASY AU PAYS ET DANS LE MONDELa culture malagasy se présente sous diverses manifestations artistiques, linguistiques, religieuses, intellectuelles et morales qui le définissent par rapport aux autres. La culture est l'essence même de son identité nationale, elle est la base de la souveraineté et de la fierté de son pays. Elle donne un sens à la vie de chaque Malagasy et l'enrichit sur le plan social et économique.
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