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Hit parade de la Musique malagasy
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MUSIQUE


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Du Retour aux sources à la période contemporaine
     La révolution socialiste, de type marxiste-léniniste, encourage deux types de musique : la musique contestataire et engagée qui lutte pour l'égalité des classes, et la musique du terroir qui retourne aux sources de l'identité malgache, la malgachéité. Elle décourage la musique classique considérée comme bourgeoise, le jazz décadent et d'une manière générale toutes les concessions aux influences occidentales. Dans leur zèle révolutionnaire, les dirigeants suppriment l'enseignement artistique à l'école et toutes les institutions susceptibles de promouvoir l'apprentissage de la musique. Face à la difficulté d'affronter le tabou de la lutte des classes dans une société fortement hiérarchisée et d'identifier un prolétariat ouvrier dans une société majoritairement rurale, on trouve un substitut dans le terroir censé incarner le peuple révolutionnaire. Deux sortes de chanteurs se partagent les faveurs de la protection officielle : les griots et les étudiants. Les griots sont des musiciens ambulants sollicités lors de fêtes familiales, comme Jean Émilien qui divertissait les passagers aux stations de taxi-brousse de Fianarantsoa. Remarqué par des producteurs, il parvint à décrocher un premier prix d'harmonica aux États-Unis en 1990. Il est connu pour son répertoire du rija betsileo et sa maîtrise de l'harmonica. D'autres se sont installés en Europe pour faire carrière comme l'accordéoniste Gizavo. Parmi les étudiants, le groupe Mahaleo d'Antsirabe crée un style appelé vakisaova sous-entendu « avoir des comportements hors normes », à la fois provocateurs et sentimentaux à la malgache.

     La libéralisation de la fin des années 80 permettra de s'affranchir de l'idéologie et de s'ouvrir à nouveau aux influences étrangères. On redécouvre le jazz avec la création de styles rock jazz, vako jazz ou jazz folk, « jazz inspiré du folklore ». Les centres culturels étrangers (Cercle germano-malgache, Centre culturel Albert Camus, Alliances françaises, Centre culturel américain) servent de tremplin aux jeunes troupes pour se produire et nouer des contacts avec des artistes étrangers. Favorisant l'organisation de concerts, ces institutions deviennent les plaques tournantes de la musique de la capitale et en province. Après la période idéologique et la recherche du soutien d'un État de plus en plus absent dans le domaine culturel, l'art n'étant pas une priorité pour les dirigeants, les artistes cherchent à vivre de leur art en se professionnalisant et en commercialisant leurs productions. Les discussions financières ne sont plus considérées comme offensantes, ce qui constitue une nouveauté à Madagascar où la tradition interdisait un artiste de tirer profit de dons de Dieu qu'il devait mettre au service de la société. Il était incovenant de monnayer sa vocation et les artistes répondaient à ceux qui leur demandaient leur cachet « comme il vous plaira « ou se faisaient remercier en nature (zébus, chèvres, volailles ou alcool). Aujourd'hui, nos artistes sont nos meilleurs ambassadeurs à l'étranger et une source de devises appréciable.

Quelques groupes ou compositeurs, interprètes connus

  • Jaojoby. Un des spécialistes du « Salegy » et de ses dérivés, comme le « Malessa », et le « baœjy » — musique chaude et rythmée, jouée principalement sur les côtes Ouest et Nord de Madagascar et qui s'inspire des chansons et rythmes traditionnels. [suite]
  • Mahaleo. 34 ans après son apparition sur la scène de ce qui n'était pas encore pompeusement parlé le « show-biz », la magie Mahaleo existe encore ! Presque vieux, c'est à dire plus ou moins conscrits des membres de ce groupe devenu mythique de son vivant ou jeunes d'aujourd'hui, le frisson passionnel est le même. C'est dire que le message est fort, car authentique. Ce groupe joue de la musique que l'on pourrait qualifier de « Folk Song malgache ». Il chante Madagascar, le peuple malagasy, ses aspirations et ses déceptions. Des chansons qui ont véritablement marqué les années 70-80 et qui sont devenus des « classiques » de la chanson malgache. Ce groupe issu d'Antsirabe a créé un style appelé vakisaova sous-entendu « avoir des comportements hors normes », à la fois provocateurs et sentimentaux à la malgache. Même si on a du mal à imaginer qu'une musique et ses paroles puissent être plus authentiquement et profondément malgaches que celles des Mahaleo, leur force est d'être sans frontières, comme l'amour, la révolte, l'injustice, la pauvreté, l'espoir, la douleur... qui les nourissent. C'est un groupe engagé. Ses opinions s'expriment sur la scène et aussi en privé. [suite]
  • Rossy. Chansons populaires malgaches, liant influence traditionnelle et instrumentation moderne.
  • Justin Vali. Virtuose de la « Valiha »
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