| Menu |
Atranatrana (xylophone ou
bakilo, katiboke, kilangay, valihambalo) C’est le xylophone sur
cuisses, instrument de la catégorie des idiophones.
Il a plusieurs noms selon les régions où il est utilisé.
C’est l’instrument le plus rudimentaire de ceux qui existe à
Madagascar. Il est composé de 5 à 7 planchettes taillées par ordre
croissant ou décroissant dans du bois imputrescible appelé
hazomalany ou hazomalagny (faux camphrier). Ces
planchettes sont séparées les unes des autres. Sa technique n’a connu aucune évolution, sauf sur les Hautes
Terres où l’on trouve des modèles ressemblant aux xylophones
européens et taillés dans du bois dur.
La technique de jeu de l’atranatrana, demande la
participation de deux personnes, en l’occurrence deux jeunes filles
ou deux femmes : l’une est assise avec les planchettes sur les
genoux, tandis que l’autre, installée à ses côtés, frappe les
planchettes avec deux baguettes. La première joue une mélodie et la
seconde donne le rythme ostinato.
L’atranatrana des Hautes-Terres se joue avec une gamme
diatonique alors que l’atranatrana traditionnel est composé
de 5 à 7 sons, non conforme à la gamme occidentale. Chaque lamelle
porte un nom : son mère, son fille, etc.
Dans le Sud de Madagascar, l’instrument appelé katiboky
est joué par les jeunes femmes pour faire danser les enfants; sur
les Hautes Terres il sert aux divertissements.
C’était certainement un instrument sacré car sa datation dans la
classification des instruments traditionnels est évaluée au début de
l’ère chrétienne.
Toutefois, le katiboky traditionnel est encore joué de nos
jours dans les régions de l’Extrême Sud-ouest (pays Bara et Vezo). Répartition
géographique à Madagascar : Sud-Ouest et
Extrême-Sud.L'ATRANATRANA (xylophone)
Les
baguettes s'appellent Famango
Bois dur imputréscible
comme le faux camphrier
50 cm, 49 cm, 48,2 cm, 42,5 cm, 34,5 cm (longueur)
Utilisation : divertissements et
cérémonies cultuelles.