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L'authenticité des richesses touristiques de la province de Toliara fait, en effet, sa démarcation par rapport aux potentialités touristiques des 5 autres provinces de l'île.
Chacun se souvient sans doute de la douceur, mais en même temps, de la forte sensation du rayon de soleil venant effleurer le visage à 5h30 du matin. Le soleil, la mer et la plage sont autant d'atouts que Toliara a mis en avant pour attirer ses visiteurs à la fois curieux et avide d'aventures inoubliables. Toliara est à l'image même de la relance du tourisme à Madagascar.
Toliara figure parmi les premières destinations du pays. 32% des touristes venus à Madagascar passent par Toliara. Néanmoins, l'axe Antananarivo-Toliara, le triangle Antsiranana-Ambanja-Nosy Be ainsi que l'Ouest avec les Tsingy attirent le plus nombre de touristes. Nosy Be et Sainte-Marie demeurent, cependant, les deux pôles les plus attractifs.
Toliara
Le bleu intense du canal du Mozambique symbolise la région littorale de Tuléar. Celle-ci peut se définir comme étant située au milieu d'une barrière corallienne de près de 300 Km de long, s'étendant d'Andavadoaka au nord à Itampolo au sud. Tuléar étant située à peu prés à mi-distance entre ces deux villages, vaste territoire des pêcheurs Vezo.
Le ciel invariablement d'azur est balayé par des vents réguliers. Ceux-ci permettent aux pirogues à balancier et aux boutres de se livrer à la pêche ou au transport. Nulle part ailleurs le spectacle de la navigation est aussi serein, dans le silence d'une mer constellée de voiles.
Les récifs coralliens présentent une biodiversité qui, bien que menacée par endroits, demeure exceptionnellement riche. La plongée sous-marine, l'une des grandes attractions de la région, permet de se retrouver dans un aquarium grandeur nature où la température de l'eau fluctue entre 25° et 32° selon la saison. De juin à septembre, la migration des baleines à bosse présente un autre attrait de ce littoral et plusieurs opérateurs organisent des safaris « baleine » à la rencontre de ces cétacés. Enfin la région est un haut lieu pour la pratique de la pêche sportive : au-delà de la barrière corallienne, marlins, thons, espadons et requins prolifèrent.
Traversée par plusieurs fleuves, la région offre des paysages de plaines sableuses, s'élevant parfois en dunes le long de la mer et longées au loin par l'escarpement du plateau calcaire Mahafaly, La formation végétale dominante est un bush épineux, qui présente un très fort taux d'endémisme. Les étranges didiéracées aux branches tentaculaires, les pachypodiums au tronc en forme bouteille et une multitude d'euphorbes aux couleurs gris bleuté ou vert, sont uniques. De cette brousse, où abondent également aloès et figuiers de barbarie, émergent les tamariniers, qui signalent souvent la présence d'un village et plusieurs espèces de baobabs, servant parfois à collecter de l'eau de pluie.
La faune est plus discrète. Les oiseaux sont innombrables, dont certains méritent le déplacement d'ornithologistes du monde entier. Les lémuriens maki (catta) et propithèques (sifaka) sont facilement visibles ainsi que les tortues radiées.
Les troupeaux de zébus et de chèvres sont également répandus, dans cette brousse peu peuplée et le visiteur les rencontrera aux abords des pistes ou au beau milieu des villages assoupis.
Tuléar est une ville basse et étendue, blanche et lumineuse, où la pluie est rare et le soleil quasi permanent. Son charme suranné saura vous séduire avec ses larges rues fréquentées par de nombreux pousse-pousse aux couleurs bigarrées. Il faut découvrir les anciennes villas alanguies derrière leur véranda ou les bâtiments imposants à l'architecture coloniale. Mais Tulear, c'est cette jeunesse qui circule à bicyclette, ses vendeuses de brochettes, ses milles petits métiers et son bazar (marché) animé tôt le matin, son port bordé d'une plage où pirogues et goélettes, sont au mouillage. Son rythme nonchalant saura séduire ceux qui viennent profiter du temps qui passe et découvrir une région encore authentique.
Fort Dauphin
Fort Dauphin nous incite à admirer cette magnifique chaîne de l'Anosy et le Pic St-Louis qui domine cette petite ville provinciale bordée par l'Océan Indien. Une cité à la plage à moins que ce ne soit le contraire... Les habitants ne s'en plaignent pas et se retrouvent quand ils le peuvent sur la très belle plage du Libanona.
Le site web de l'Office du Tourisme de Fort Dauphin est maintenant disponible : www.fort-dauphin.com
Commandité par la Société de L'Orient, qui cherchait à fonder un établissement Français sur la route des Indes, Pronis bâti à la fin de l'année 1643 un Fort sur la presqu'île de Tolagnaro. Ce fort fut baptisé Fort-Dauphin en l'honneur du futur Roi de France d'alors, Louis XIV. Aujourd'hui, le site peut se visiter avec la découverte des fortins et du musée historique de la région.
Le Pic Saint-Louis (529 m d'altitude)
Point de vue unique qui domine l'ensemble de la région et la presqu'île de Fort-Dauphin. Du sommet, on peut apercevoir d'est en ouest, Sainte Luce, les Iles Lokaro, la pointe Evatra, l'anse Dauphine, la pointe Libanona, la fausse baie des Galions, le cap Ranavalona, le lac Andriambe...
Accès : deux sentiers mènent au sommet. Le premier au départ de l'usine SIFOR, (les taxis-brousse peuvent vous y déposer), c'est le chemin le plus court, mais évidemment le plus raide (ascension en 1 h 30 env.). La deuxième possibilité démarre à Marillac et l'on emprunte le chemin des crêtes (2 à 3 h de marche). Pour des raisons de sécurité, il vaut mieux être accompagné par des guides habilités.
Le Fort Flacourt
Porte d'entrée datant de 1643, construite sous Flacourt, par laquelle on accède dans l'enceinte principale. Un chemin de ronde datant du XVIIIe siècle se trouve à gauche d'un promontoire. Au-delà de la porte du fond, la vue s'étend jusqu'à la Pointe d'Itaperina. Il subsiste les restes d'un bastion de l'enceinte érigée par le comte de Maudave qui fut gouverneur de Fort Dauphin de 1768 à 1770. Restauré dans les années 1950, le bastion contient trois canonnades (canons de navires). En empruntant le chemin de ronde par la droite, on distingue en contrebas les ruines du fortin sud-est. Un projet est en cours pour la création d'un musée historique de l'Anosy et la réhabilitation des bâtiments existants.
La Réserve Privée de Nahampoana (7 Km au nord de Fort Dauphin)
Le Lac Vinanibe
Situé à 8 Km de Fort Dauphin, au détour d'un chemin après quelques Km de piste, un lac immense, bordé par un village de pêcheurs, s'offre aux amateurs de glisse (windsurf, flysurf) ou amoureux de calme et de nature. Une succession de bras de rivière s'étirant le long de la côte et une magnifique plage de sable blanc encore vierge finissent par poser le décor.
Le Fort des Portugais (10 Km à l'ouest de Fort Dauphin)
Le Fort des Portugais ou "Tranovato" est la plus ancienne construction édifiée par les Européens à Madagascar. Témoignage d'une présence portugaise qui remonte à l'année 1504. Rescapée d'un naufrage, la colonie était composée de quelques dizaines d'individus. Elle se réfugia sur la petite île baptisée alors "Santa Cruz". Isolés et attendant de pouvoir regagner leur pays d'origine, les naufragés bâtirent un fort afin de se protéger des menaces des populations locales. Malgré cela, la totalité de la colonie fut massacrée en 1535. En 1616, une mission portugaise de la "Compagnie de Jésus" tenta de s'installer sur l'île de Santa Cruz, mais le roi de l'époque, un certain Tsiambany s'y opposa. Les Jésuites abandonnèrent l'île en avril 1617.
Accès : C'est par une piste sablonneuse que l'on atteint les rives du lac Andriambe dont les eaux communiquent avec l'océan.
Les Malgaches appellent cet endroit "Ambinanibe", c'est-à-dire la grande passe. Puis il faut emprunter la rivière Efaho (autrefois appelée Fanjahitra) bordée de marécages et de rizières. On arrive ainsi à l'île de Santa Cruz, après avoir navigué durant 3 Km env.
Nota : Ce site privé est soumis à une autorisation d'accès délivré par les "Tour Service" des hôtels du groupe S.H.T.M. (Dauphin, Galion, Miramar...)
La baie de Ranofotsy (40 Km)
C'est le 18 octobre 1613 que le navire portugais "Nossa Senora Da Esperanca" jeta l'ancre dans la baie protégée de Ranofotsy, du nom du cours d'eau qui s'y jette. Selon la tradition, le lieu est baptisé du Saint du jour de la découverte, et la baie portera alors le nom de Saint Luc ou Sainte Luce.
Prendre la RN 13 en direction d'Ambovombe, jusqu'au village de Manambaro
(23 Km), puis une piste assez difficile (4 X 4 conseillé) qui aboutit au village de l'Italy et à la baie de Ranofotsy. Site agréable avec une belle plage de sable fin.
Les criques de Lokaro (40 Km env. nord-est)
Site idyllique. Idéal pour la baignade et la plongée sous-marine. Nombreux îlots dont celui de Sainte Claire à proximité. Découverte des plantes carnivores : les népenthes.
Accès : en bateau ou en pirogue, à partir du lac de Lanirano, à travers les "Aroyos" (bras de rivière) qui pénètrent au cœur d'une végétation aquatique faite de pandanus, de ravenala et autres arums. Au fil de l'eau, on rencontre de nombreuses espèces d'oiseaux et des pêcheurs sur leur pirogue. Les aroyos débouchent sur le lac Ambavarano et l'on peut débarquer à proximité du petit village de pêcheurs d'Evatra. Ensuite un périple à pied de 2 heures permet d'atteindre par un sentier panoramique, longeant la côte, la baie de Lokaro.
Sainte-Luce (Village de Maniafiafy - 64 Km)
Sainte-Luce associe la beauté sauvage à l'histoire car c'est à cet endroit que débarquèrent en 1638 les premiers Français du navire le Saint-Alexis, commandé par François Cauche. Pour s'y rendre, prendre la route côtière en direction de Manantenina. Après avoir dépassé le village de Mahatalaky de 4 Km, emprunter la piste sur votre droite qui vous mènera après 11 Km jusqu'à l'Océan Indien. La piste présente quelques passages difficiles et traverse un paysage luxuriant peuplé de népenthes ou plantes carnivores. Le village de Sainte Luce ou "Maniafify" est situé au milieu de filaos et de cocotiers, bordé d'une magnifique plage. On se prend alors à rêver aux fameux galions qui vinrent y mouiller, il y a plusieurs siècles.
Piste de montagne entre Ifarantsa et Ranomafana
À partir de Fort-Dauphin, prendre la route en direction d'Ambovombe. Au PK 13, tourner à droite vers Ifarantsa que l'on atteint après 11 Km. On découvre alors un relief montagneux et une végétation verdoyante en traversant une partie du pays Anosy. On remarquera plusieurs pierres levées et de charmants villages caractérisés par des cases construites sur pilotis. Le ravenala ou arbre du voyageur est très répandu.
La forêt primaire prend le dessus avec de très belles fougères arborescentes et ses enchevêtrements de végétaux. La piste se termine en cul-de-sac, en pleine forêt de montagne.
La vallée de la Mandrare
Immenses plantations de Sisal (Agave sisalana perrine, plante originaire d'Amérique Latine) aux rangées rectilignes qui s'étendent à perte de vue.
Le Lac Anony
Dans la petite ville d'Amboasary Sud, on emprunte une piste qui traverse durant une dizaine de kilomètres d'immenses plantations de sisal. Situé à proximité de l'océan, le lac Anony est un site de toute beauté. Plages de sable blanc, bordées de filaos, pirogues et scènes de pêches dans ses eaux saumâtres.
Accès : 71 Km de Fort Dauphin. Bifurcation à gauche avant Amboasary.
Réserve naturelle privée de Berenty
Réserve Privée de Kaleta
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Le Sud profond, Terre des ancêtres…
- Parc national Andohahela, au contact de l’âme du Sud…
- Parc national Tsimanampesotse, des flamants roses, des poissons aveugles dans les grottes…
- Réserve spéciale Cap-Sainte-Marie, le voyage au bout du monde au rythme des tortues…
Les coups de cœur
- Camper dans le parc d’Andohahela.
- Partir en quad à l’aventure vers Sainte Luce.
« Par le 17° de latitude, aux antipodes, les nuits sont toutes belles. La traînée de lait sillonne la grande vallée et lentement des mondes traversent la voûte céleste : leur trajectoire ne s’explique pas car le silence subsiste […].
Par le 47° de latitude, à Paris, je crois, il n’y a plus de cocotiers, les rumeurs n’ont plus de sens musical ». Paul Gauguin, Oviri, écrits d’un sauvage
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